Né à Montréal en 1923, Jean-Paul Riopelle s’initie dès l’âge de dix ans au dessin et à la peinture. Après des études à l’École Polytechnique, puis à l’École du Meuble de Montréal, où il rencontre Paul-Emile Borduas, alors son professeur, il réalise en 1945 ses premières œuvres abstraites et participe aux activités du groupe dit des « automatistes » canadiens. Il fait son premier séjour en France en 1946-47, signe avec André Breton et le groupe surréaliste le tract « Rupture inaugurale », puis inspire en 1948 la rédaction du manifeste des automatistes canadiens « Refus global ». Sa première exposition personnelle a lieu à Paris, à la Galerie du Dragon, en 1949. Il participe la même année à l’exposition « Véhémences confontées » aux côtés de Pollock, Rothko, Mathieu, Francis, Tobey, Hartung ...
À partir de 1952-53, période des Mosaïques, il expose chez Pierre Loeb, Jacques Dubourg, Jean Fournier, à Paris, et Pierre Matisse, à New-York. Son œuvre s’enrichit de sculptures et de pastels, technique à laquelle l’initie Sam Szafran, recontré en 1962. En 1965 s’amorce un retour à la figuration. En 1966 commence sa collaboration avec la Galerie Maeght où il exposera régulièrement ses œuvres. Sa carrière internationale prend une dimension nouvelle. Des expositions rétrospectives s’organisent dans le monde. Il quitte la France fin 1989. En 1992, en hommage à Joan Mitchell qui vient de mourir, il exécute une dernière œuvre de très grande ampleur, « Hommage à Rosa Luxemburg ». Il meurt à l’Île aux Grues en 2002.