Bernard Vargaftig est né en 1934 ; il est né et vit à Nancy où il a d'abord exercé le métier d'enseignant dans un lycée professionnel, puis celui de conseiller pour la poésie et la littérature de création à la DRAC Lorraine. Il publie des textes poétiques depuis 1965 et a reçu le Prix Mallarmé. Très marqué par son enfance juive cachée pendant la seconde guerre mondiale, il fuit sans cesse l'image et pourtant la poursuit à travers un langage haché, semblable à la douleur, et à travers le thème récurrent de l'anonymat. Ses vers ont comme une mémoire utilisant tour à tour le passé le présent comme si le souvenir pour lui était à la fois derrière et devant l'instant. Il sait avec un grand lyrisme, faire parler les choses silencieuses, sans paroles, en utilisant la répétition, l'énumération pour en intensifier le sens, figer le réel dans toute sa lucidité.

Il a publié plus d'une quinzaine de livres en vers dont les plus récents sont :

- Cette matière, André Dimanche, 1986.
- Un récit, Segher, 1991.
- Une trouée vers l'été, avec des gravures d'Anne Slacik, Collodion, 1991.
- Ou vitesse, André Dimanche, 1991.
- Distance nue, André Dimanche, 1994.
- Le monde le monde, André Dimanche, 1994.
- De face, avec des lithographies de Michel Steiner, Collodion, 1996.
- Dans les soulèvements, André Dimanche, 1996.
- Exactitude de l'effroi, avec des dessins de Rustin, Collodion, 1999.
- Craquement d'ombre, André Dimanche, 2000.

et un ensemble en prose :
- Un même silence, André Dimanche, 2000.

Présent dans le Cahier du Refuge n° : 89